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Critiques contradictoires

  • 03 sep 2006 at 8:46 PM
lune bleue
Hum.

Je voulais retravailler la nouvelle Démon, aujourd'hui. Je l'ai relue en début de semaine (14 mois de pause ça me paraît raisonnable pour avoir un regard neuf *rigole*), j'allais commencer et puis je me suis dit - hey ! On m'avait fait plusieurs critiques de ce texte, l'année dernière, qu'il va falloir prendre en compte aussi. Autant les relire avant pour les avoir un peu en tête pendant mes corrections à moi.

...J'avais oublié à quel point les critiques étaient personnelles, dans le sens : TOTALEMENT CONTRADICTOIRES. D'un côté on me dit que les flash-backs sont géniaux, bien amenés et apportent un vrai plus à l'histoire, de l'autre on me fait comprendre qu'ils cassent le rythme, sont vagues, soudains, et peu compréhensibles.

...

Et ce n'est qu'un seul exemple au milieu d'une montagne d'autres.

Erf. Erf, erf. Hum. Bon sur le coup ça m'a découragé, mais je commencerai avec la critique que je me suis faite, ça c'est sûr. Après, il va falloir que je considère les autres, essayer d'en extraire la moëlle pour voir les problèmes principaux, et avec un peu d'espoir il y aura quelques trucs qui reviennent dans les deux ç_ç Maintenant que j'y pense, je crois que le reproche essentiel des deux c'est "Pas assez de détails" *pensive* Ce qui est vrai, bien sûr, c'est un de mes points faibles principaux. Entre autres. Bon, allez, au boulot, en fait ! *va voir s'il y a des nouveaux messages sur les forums de Dernier mot avant *

;)

Vous gérez comment les critiques diamétralement opposées ? :)

Recevoir des critiques

  • 05 mar 2006 at 10:42 PM
lune
Beth Ciotta a fait un post intéressant [ANG] sur les critiques, l'importance de ne pas se marier à ses mots et les difficultés que les écrivains ont parfois à accepter les remarques. Elle parle de distanciation, pour mieux accepter et se rendre compte que oui, la plupart du temps, le résultat final ressort meilleur.

Je pense à ça en ce moment, parce qu'une de mes traductions d'articles pour Dernier Mot est terminée, à un ou deux points de détails près, et mercredi je compte l'envoyer à mes généreuses co-traductrices pour leur avis et suggestions avant validation finale.
J'espère qu'elles vont réduire l'article en miettes, me montrer chaque tournure de phrase, chaque mots, chaque marque de ponctuation qui ne va pas. Je veux que l'article soit parfait, parce que la traduction je ne l'ai pas faite pour moi, je l'ai faite pour les "autres", tous ces écrivains francophones qui ne sont pas à l'aise avec l'anglais. Je veux qu'ils bénéficient de toute la richesse des informations que j'ai pu trouver sur le Web anglophone, et je veux qu'ils puissent en profiter sans avoir les yeux qui tombent à chaque phrase parce qu'elle a l'air de sortir d'un traducteur automatique ou d'une notice de machine à laver en chinois.
Je ne veux pas qu'on "m'épargne" en me disant "bon travail, peut-être juste modifier ici et là ?" s'il y a des dizaines de mots/phrases qui posent problème. Je veux qu'on me le dise franchement et je veux qu'on me le dise maintenant.

Je sais que je devrais penser de la même façon pour mes histoires. Ecrire, réviser, prendre du recul et présenter son texte pour qu'il soit mis en pièce, pour en ressortir meilleur.
Etrangement, je ne suis pas aussi cool, quand il s'agit d'un texte de A à Z par moi.
Ca n'a rien à voir avec la quantité de travail, ça c'est sûr. Une traduction, ça ne se fait pas en un seul passage non plus, et c'est sans doute parce que je débute là-dedans aussi mais bon sang, je ne croyais vraiment pas que ça prendrait autant de temps. Je ne regrette pas, c'est juste que le site aura un rythme plus lent que celui que j'aurai souhaité. Et si jamais ma motivation vacille, je repense à ces articles élitistes qui écrasent l'apprenti écrivain plus qu'ils ne l'aident et je suis repartie pour deux heures.
Mais je m'écarte. Encaisser les critiques, donc. Je suis le genre de nana qui se rend malade (littéralement) pour pas grand chose, et partager mes textes fait partie de ces "pas grand chose". J'ai beau vouloir du constructif pour m'améliorer, en même temps je prie pour que la personne formule ses critiques avec soin et édulcoration parce que pffiou, je suis incapable de me construire une armure pour ce que j'écris. J'ai le même désir de faire "bien" que pour la traduction, mais étrangement qu'on me voit "échouer" dans l'écriture me mortifie, terrifie, démolit cent fois plus que dans la traduction. Je ne sais pas. Peut-être que la traduction est plus "mécanique", donc je peux facilement me convaincre que je finirais par progresser. Tandis que si quelqu'un me disait, pour l'écriture, "tu n'as aucune once de talent, désolé" je ne saurais pas à quoi me raccrocher. Oh, je continuerai d'écrire. Mais il y a déjà tellement de "voix" qui ricanent dans le fond de ma tête, je ne sais pas combien de temps ça me prendrait pour en museler une autre.

Hum, oui. J'aimerais conclure sur une magnifique métaphore donnant une explication miraculeuse et tout, mais je ne sais juste pas. J'aimerais bien avoir une peau d'acier pour tout, mais je ne sais pas comment me construire ça.
papillon noir
Lu sur un forum :

"Bonjour, pouvez-vous m'expliquer comment poster un texte afin de recevoir des critiques positives." - Auteur Amateur

Hey bah mon gars, j'espère que tu as voulu aller trop vite et écrit "positives" au lieu de "constructives" parce que sinon je crains d'être obligée de te classer dans la catégorie "minables". Pitié, c'est lamentable, on ne s'inscrit pas sur un forum d'auteurs centré sur les critiques pour se titiller l'ego - en manoeuvrant plus ou moins on peut tirer ça de ses amis, mais pas d'inconnus sur Internet qui se sont réunis sur un forum parce qu'ils partagent la même rage d'écrire et de progresser.

De l'autre côté, il y a l'extrême opposé :

"Les amis c'est nul ils disent que "c'est génial"."

Oé, franchement, vous avez des amis qui vous encouragent et sont parfois sincèrement émerveillés par ce que vous êtes capables de créer, qui donnent un coup de boost à votre motivation et à votre moral pas toujours au beau fixe et vous poussent à continuer et aller de l'avant, bouh, c'est nul, on devrait tous les pendre, ces incompétents d'amis.


Moi, petite goutte dans l'océan des aspirants auteurs, j'ai besoin des deux. J'ai besoin de gens assez enthousiastes pour me faire croire que mon histoire intéressent d'autres personnes que moi, et d'autres suffisamment éloignés pour me pointer du doigt ce qui ne va pas sans se soucier de mon ego boursouflé.

En ce moment, j'ai beaucoup de chance. J'ai une amie qui est capable de me faire comprendre ce qui ne va pas, de me le signaler tout en étant intéressée par l'histoire et en boostant ma motivation vers les étoiles. Ce n'est pas donné à tout le monde d'être capable de critiquer constructivement sans blesser. Encore une fois, un immense merci, [info]freyja_idunna :)

Et dès que j'aurais compris mon emploi du temps - demain, espérons, sinon je suis dans la merde pour le reste de la semaine/l'année - je planifierai avec soin et amour mes séances écritures. Oh, Plumes Oubliées, je vais vous terminer, un jour, un jour... :)

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Corrections terminées !

  • 22 juin 2005 at 6:57 PM
papillon noir
Ayé, le Massacre au Stylo Rouge est terminé (le stylo-bille faiblissait aussi de son côté, il était temps) - il me reste juste à recopier ce monstrueux tas d'annotations/rayures/synonymes/etc sur le PC. Erf. Bon, je mérite une pause, là ;)

Incroyablement, Claire est passée aujourd'hui avec sa critique du chapitre 2. Je n'ai pas l'habitude de cette rapidité ;) Mais ça reste cool :) Entendre quelqu'un d'autre parler avec enthousiasme de son histoire c'est vraiment étrange, et super agréable bien sûr. Il faudrait que ça arrive plus souvent - uniquement pour que je puisse analyser plus en détail cette sensation, bien entendu *air sérieux*

Si je mets à jour mes objectifs du moment, cela donne :

. recopier les modifications de LPO - C5 sur l'ordinateur
. en faire la lecture à [info]phylia demain après-midi, selon le temps qu'on a
. prendre en compte les très précieuses et judicieuses critiques reçues pour retravailler la nouvelle Démon et en faire une histoire qui tient la route
. entamer le chapitre 6 des Plumes Oubliées


Hum... Que du bonheur ! Tellement que j'ai tout sauf envie de gâcher ma bonne humeur en me faisant la cuisine, humpf. MacDo, à nous deuuuux !

* s'éloigne en sifflotant *
lune bleue
Parce que je ne sais pas quels champignons bizarres ils mettent dans les Chocopops, voilà ce qui arrive quand je me réveille la nuit pour écrire.

Début de nouvelle Dragon )

Je sais que je me brainstorme légèrement, dernièrement, pour trouver une idée pour l'AT de Khimaira [FR], mais quand même... ^^; Je ne vois pas où je pourrais aller avec ça Mais je crois que je vais continuer quand même, pour le fun. Que pourrait-il bien lui arriver, à ce malheureux Dig' ?

Je vais laisser tomber ce que j'avais ébauché pour l'AT de Soltice [FR] aussi, je pense. D'une je m'y étais pris trop tard, un peu par dépit (pour ne pas faire autre chose, essentiellement), et de deux mon idée ne m'intéresse pas plus que ça et le peu que j'en ai fait est plat, ennuyeux. Bwof, quoi. C'était plus un genre d'exercice de style, je l'ai écrit sans vraiment y croire moi-même. Tant pis ;)

~*~

A part ça je tiens à souligner la nouvelle mission que je me suis donnée : Fervente Défendresse des Happy Ends ! Non mais oh ! Quoi, et ce que j'ai posté sur FP ?! Oui, bon... Je me repens ! ;) J'en ai assez des histoires délicieusement mignonnes où l'auteur prend un plaisir malsain à écraser tous nos espoirs en faisant une fin mélodramatique, violente, avec éventuellement la mort du perso auquel on s'est le plus attaché pour bien nous foutre les boules.
Je suis convaincue qu'il est plus difficile d'écrire une Happy End plutôt qu'une fin triste ou "mauvaise". Encore plus une Happy End qui dure et marque les esprits. Dans mes histoires jusque là (enfin jusque y a deux ans) je ne comprenais que le poids de la tristesse finale, celle qui reste et qui fait qu'on a les boules même après avoir reposé le livre/fermé la fenêtre.

Mais je dis stop ! Lectrices & lecteurs, rebellons-nous ! (*crie-t-elle dans le vide*)

Une Happy End peut être originale. Une Happy End peut être réaliste. Une Happy End peut marquer les coeurs aussi bien et longtemps qu'une Pas Happy End.
Des histoires qui finissent mal on en voit tous les jours dans la vie quotidienne. Me sentir aussi désespérée et désemparée à la fin d'une histoire qu'en face de certains événements de la vie réelle, ça ne me rend pas particulièrement heureuse. Okay, ça veut dire que l'auteur a bien fait son boulot et m'a totalement entraîné dans son histoire, au point d'en influencer mes sentiments et émotions pendant un instant.

Mais ça ne me satisfait pas. Du. Tout.

D'où auto-assignation d'une nouvelle mission.
Hé, hé, hé... Attendez de voir ce que je vous prépare, moussaillons... Je ne me laisserais plus faire !



~*~

Pour terminer, un article [ANG] intéressant sur comment encaisser et utiliser les critiques. J'en recommande sincèrement la lecture, vous y trouverez forcément quelque chose d'utile. :)

Critiques & Morceaux Choisis

  • 15 juin 2005 at 4:52 PM
écureuil
Parce que les critiques/annotations de Claire sont parfois à mourir de rire ;)

Je situe le contexte, tout de même : le texte que je lui ai passé est le premier Interlude de LPO, qui m'a donné pas mal de fil à retordre dans le sens où il n'était vraiment, vraiment... pas prévu. Un personnage tout à fait sournois s'est glissé à la fin de mon chapitre 1, a explosé la tête de Kerolh dès son entrée (KO direct) et a ensuite exigé que je lui dédis une partie de l'histoire. C'était soit cet interlude, soit il filait mes héros jusqu'au combat final où il aurait été capable de se retourner contre eux... Ôo Non merci. Il m'a quasiment causé un dédoublement de personnalité, aussi (enfin, je riais moins sur le coup). Sacré Perfide. Vous pouvez voir des preuves de sa vilenie ici ou (moins, quand même). Tout allait bien jusqu'à ce que l'interlude grossisse, grossisse, jusqu'à faire 34 pages ce qui n'est pas énorme en soit mais dépassait la totalité des pages écrites pour l'histoire principale jusque là (8 + 19) ^^; C'était horrible. *fond en larmes* Mais c'est fini, Leippya, c'est fini maintenant... *s'auto-tapote l'épaule*
N'empêche que j'aime beaucoup cet interlude, même si techniquement il est indépendant de l'histoire (mais tout seul il fonctionne moins bien parce qu'on ne s'intéresse pas encore/ne connait pas les personnages - l'intérêt c'est de découvrir comment 2 personnes aussi différentes en sont venues à être liées). Pour avouer un secret honteux, j'aime bien le relire de temps en temps ;) Et je n'avais même pas remarqué des mots manquants...! J'en suis contente malgré tout :)

Bref, quelques extraits qui m'ont faite rire ;) + d'autres uniquement pour m'auto-passer de la pommade - paske je le vaux bien, dans le fond... quand on gratte un peu... Mais si !

Le texte en graphie normale, ses commentaires en italiques. )

C'est vrai que comme ça, ça ne paraît pas très constructif (faut dire, j'ai pas cité les commentaires constructifs non plus : ils ne sont pas rigolos ceux-là... ;)) mais ça reste vraiment utile dans la mesure où ça permet de se rendre compte des réactions du "lecteur lambda" (je t'aime Claire :D) au fil des pages. Les incompréhensions, les descriptions trop courtes pour être retenues (sur l'âge d'un personnage notamment, ici), et ce qui plaît ou pas en général, les passages où la lecture/l'action s'accélère (on voit qu'il y a un peu moins de commentaires). J'aime bien ;)

Et parce que je le vaux bien et surtout que je ne force personne à lire, son commentaire final (je vous épargne la taille monstrueuse des caractères ;))

"OUI ! C'est super méga top grandiosom' génial !!! (j'ai pas assez d'adjectifs en fait (^^) désolée) J'adore c'est super bien écrit ! C'est drôle ! Emouvant et fantastique (sens propre et figuré !) Bref c'est génial ! On dirait du Gemmell ! Mais avec ta patte à toi ! C'est encore mieux ! PS: J'l'ai quand la suite ?! Moi je veux !!!"

...La vile flatteuse ;) Ca sonne trop gros hein ? Mais ça fait super plaisir quand même XD Faudrait que je l'adoube "Première et unique fan", elle le mérite bien.

~*~

D'un autre côté des critiques, j'en ai reçu une autre concernant la nouvelle Démon (j'ai oublié de demander à la personne si je pouvais citer son nom, je vais éviter pour l'instant). Très, très utile - ça me redonne l'espoir d'arriver à l'arranger (...la nouvelle hein), à gommer certains défauts : en tout cas maintenant j'ai des pistes, à moi de les utiliser au mieux.

Critiquer ça reste quand même un art très subtil. Il faut dire ce qu'on a à dire avec honnêteté tout en ménageant l'ego (parfois hypertrophié et purulent) de l'auteur, ce qui peut paraître contradictoire. Tout est dans le choix des mots (sans tomber dans l'euphémisme à gogo, si possible) et l'équilibre (ou le placement dans la critique) entre négatif et positif. Même dans les pires textes amateurs (qu'on trouve beaucoup trop facilement sur le Net, malheureusement) on peut trouver quelque chose de bon. Après il suffit de le placer en dernier, d'insister dessus...

J'allais proposer le plan que je vois utilisé pour la plupart des critiques, mais en fait, non - même si on retrouve certains traits je n'arrive pas à voir une articulation unique (ou meilleure) que les autres. La différence essentielle se situe sur le niveau de l'auteur qui reçoit la critique : on voit les débutants, ou ceux qui n'ont pas l'habitude des critiques constructives. Il faut essayer de s'adapter - et après s'ils le prennent mal c'est leur problème, ils progresseront peut-être mais lamentablement lentement. Si on montre ses textes à d'autres il faut s'attendre à ce qu'ils expriment leur avis... ^^; Ecrire pour soi c'est bien, mais à partir du moment où on "sort" un peu le texte, il faut accepter qu'il ne nous appartienne plus tout à fait entièrement, ou alors ne pas se plaindre de ne pas être lu. Je ne dis pas non plus qu'il faut répondre à tous les désirs et excès des lecteurs, juste que pour s'améliorer et éventuellement plaire il faut être prêt à se remettre en question de temps en temps - sincèrement, même si au final on décide de ne rien changer. ;)

Au boulot maintenant !

Réflexions sur les Plumes - Révisions

  • 14 juin 2005 at 3:27 AM
flammes
Le sommeil c'est une bestiole chiante, je comprendrais jamais comment la dompter.

J'en profite pour avancer dans mes corrections LPOtesques - j'ai l'impression que mes feuilles saignent à les couvrir de rouge comme ça, terrible. Je croise les doigts pour être capable de me relire, vraiment, parce que si je n'y arrive pas on entendra mon hurlement de rage jusqu'à l'autre bout de la planète...

Demain je vois [info]phylia et mon ego-critique, Claire, qui me fait toujours des critiques extrêmement gentilles - du genre qu'on stocke et relis dans ces moments "j'écris d'la meeeerde... c'est d'la meeeeeerde... chuis une meeeeeeeeeeeeeeeerde...". Evidemment avec juste une critique comme elle j'aurais beaucoup de mal à m'améliorer ;) Mais je suis convaincue qu'il en faut une de ce genre quand même - pour se rappeler que oui, ce qu'on écrit plait, au moins un peu. Enfin moi en tout cas j'ai besoin d'être rassurée en ce sens de temps en temps (...okay, souvent). Mais je ne crâche certainement pas sur les critiques constructives, hein :)

Donc je préparais le chapitre 2 pour Claire (parce qu'aussi fan soit-elle elle reste lente à lire et critiquer... ("Mais c'est bien, je peux rien dire !" - "Alors dis-moi qu'est-ce qui est bien précisément - t'auras pas la suite avant de m'avoir écrit une critique !" - "Méchaaaaante ç_ç") ) quand soudain saisie d'un sombre pressentiment je tendis le bras vers ma pochette "Work in Progress" et l'ouvrai, pour trouver un Chapitre 3 clairement retravaillé à la main. Glacée par les sueurs froides qui coulaient dans mon dos, j'ouvris le fichier "LPO-Chapitre 3.sxw" et poussai un cri déchirant de souffrance en me rendant compte que le présage était vrai : je n'avais pas recopié au propre ces foutues corrections ! Et elles datent de quand ?! Je ne sais pas combien de mois ! L'enfer pour me relire, toutes les annotations à côté desquelles je suis passées faute de comprendre (déjà il faut déchiffrer l'écriture mais en plus il faut comprendre à quoi ça fait référence !) et ces petites notes fourbes de trois lettres genre "ref" qui prennent du temps à mettre en place... (ref = reformuler -_-; et faut croire qu'écrire ça me suffisait, je ne fais que la moitié du boulot à la relecture apparemment ^^;)
Le bouquet final étant quand même le "Incohérences Yeldar/Kleiyos : revoir chapitre 2". -____-;

Groumpf, quoi. Quand je compare la quantité de correction du C3 au C5 j'ai l'impression d'en avoir faire 2 fois plus en 6 pages qu'en 17 ^^; Enfin, c'est passé. Un peu trop vite, je dois dire - pas bâclé non plus mais je suis vite passée dessus, parce que comme je suis dans une phase "GROSSES REVISIONS - REECRITURE A GOGO - REFORMULATION A PRIX REDUITS & ZERO REPETITION POUR LE PRIX DE 3" j'aurais pu le retravailler encore pendant longtemps. Je vois, je sais, je suis consciente que j'ai encore beaucoup de boulot à faire mais je ne reprendrais ça vraiment que lorsque j'aurais atteint le mot FIN. Je suis convaincue que passer 6 mois à retravailler un chapitre c'est complètement stupide, parce que d'ici à ce qu'on voit le bout de l'histoire il y a de grandes chances que des éléments - points de détails ou fil rouge du scénario - aient changé et qu'il faille encore faire des modifications.
Et pour paraphraser quelqu'un (c'est honteux de ne pas se souvenir des gens qu'on cite, n'est-il point ?) quelqu'un qui aura réécrit 32 fois son premier chapitre aura appris autant que s'il avait écrit les 32 chapitres de son histoire. Sauf que dans le deuxième cas, il a un roman complet, et que dans le premier, il est f***** ** avec son unique chapitre, et qu'il lui faudra 1000 ans pour en voir le bout.
J'exagère mais si peu ;) C'est très facile de tomber dans cet extrême (*latte Phylia ultra discrètement*) mais on peut s'en sortir... J'ai des exemples XD

J'ai vraiment hâte de voir le bout de LPO pour avoir le plaisir de tout re-travailler, moi. Virer toutes ces descriptions foireuses pour mettre en application des 'Show Don't Tell' et annihiler tous ces petits morpions du verbe être, hinhinhin... *ahem* Obsession temporaire, ne pas faire attention.
Mais étrangement, je n'ai pas du tout, du tout, du tout (...) envie de revenir sur le Prologue... Apparemment il "prend" et même s'il reste améliorable - comme tout texte - je crois que j'ai peur de le bousiller... Ou c'est la première brique de LPO et j'ai pas envie de la refaçonner *hoquet d'émotion*
Tout ça pour dire que Lors Du Grand Retravail Final Qui N'Est Pas Prêt D'Arriver, je commencerais directement au chapitre 1... Et je garderais le Prologue pour la toute, toute fin ;)

*se relis, atterrée*
Je voulais faire un post centré sur la publication à la base... *secoue la tête*

Lectures nocturnes

  • 26 mai 2005 at 2:32 AM
cheval eau
Ca commence comme une de ces soirées habituelles, vous êtes sincèrement fatigué mais pour vous apaiser avant de dormir et avoir de jolies images dans la tête, vous décidez de lire - oh pas longtemps, quinze-vingt minutes.

Il me restait ce livre horrible dont j'ai parlé récemment (j'essaierais d'éviter de dire les titres quand je parle autant en négatif d'un bouquin... Mais me connaissant je le ferais quand même. Aime pas être déçue.). Il me restait 1/10° ou 1/12° avant d'attendre le paradis du mot FIN - oui, je suis allée jusqu'au bout. Je ne m'attendais plus à grand chose depuis longtemps, et j'ai bien fait parce que la fin était aussi médiocre que le reste. J'ai supprimé le bouquin avec plaisir et lui ait mis un "rating" poor avec une joie malsaine sur FictionWise [ANG]. Je sais, pas bien. Rien que de penser qu'un jour, quelqu'un pensera, forcément, la même chose en lisant ce que j'écris (publié traditionellement ou non) j'ai l'impression de me prendre une attaque 1000 épines de Pampa dans le dos. Ouch. Mais j'ai vraiment détesté. Outre le truc des dialogues qui me cause des irritations sans fin (au moins j'ai bien rigolé à les mimer à haute voix mais ça faisait peur au chat), à partir du milieu du bouquin les chapitres c'est : disons, à peu près 3 paragraphes de "scénario", 15 paragraphes de lemon, et si l'auteur est de bonne humeur éventuellement un, voire dans les cas extrêmes deux paragraphes de scénar. Scénar vraiment pas bien exploité à mon goût, le coup du "je vais enfin subir le rituel pour devenir un grand guerrier gnagnagna, ce dont je rêve depuis que je suis gosse et tout" est bâclé en 10 lignes, tandis que l'auteur s'épanche pendant des phrases et des phrases et des phrases et des phrases sur l'effet anatomique provoqué par la vue de son amant à demi-dénudé, ou son amant qui se lave, ou son amant qui parle, ou son amant qui cuisine, ou son amant qui ronfle. Argh. Stop.

J'ai ruiné ma propre bonne humeur -_-
Bref, j'ai atteint le mot ~ e n d ~ avec une délectation incroyable, et puis j'ai continué ensuite sur une histoire qui m'intéressait de prime abord, d'une auteur que j'avais envie de découvrir - Poppy Z. Brite, ultra connue apparemment ^^ Moi j'ai entendu parler d'elle pour la première fois dans le dernier Khimaira.
Bref. Le livre. Plastic Jesus. Dès le début, mes espoirs se confirment : les héros sont gays, et je me prépare au pire vu que la première phrase c'est la mort d'un des personnages. Sex, drug & rock'n'roll - ça peut paraître bateau mais j'ai complètement été aspirée dans l'histoire, pour comprendre, pour savoir, tout en ayant le coeur serré en me souvenant que celui qui raconte, c'est celui qui a survécu à son amant, à la perte de sa moitié. C'est une histoire dure, comme souvent quand on montre les coulisses du monde du rock, mais en même temps excessivement douce, sereine, poignante. J'ai été transportée, même si l'histoire reste assez courte au final (plus une novella qu'un roman)... A lire, sincèrement. J'ai vraiment été émue, et j'adore les histoires qui prennent à la gorge comme ça - sans pour autant laisser désespéré au bout, les histoires ultra-pessimistes où on a juste envie de se jeter par la fenêtre après, non merci. Je ne sais pas ce qui parvient à faire la différence mais bon sang, quand l'auteur arrive à faire rouler le schmilblik, c'est bon !

Voilà, me suis encore faite sucrée mon sommeil par un livre. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire pour me calmer moi... Me suis même faite piquer mon oreiller par le chat, tss ! (je sais, microbes, caca beurk, je devrais y survivre, merci ^^)

No, wanna sell your soul otogi-banashi no sekai de Lalala...

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flammes
En effet, l'astuce "blogguer avant d'écrire" a très bien fonctionné hier (mais j'ai dû me faire un thé quand même ^^), j'ai dû écrire autour de 1500 mots...
Mais je crois que je vais devoir les enlever quasiment tous *gros, gros soupir*. Kerolh PARLE - beaucoup - avoue qu'il est (un peu) malade aussi, et agit comme s'il avait une confiance absolue en Vaeld - le second du capitaine. C'est... abominablement... OOC. Je comptais tenter de "réparer" la scène mais ça va pas passer. C'est totalement inkerolhesque. Même avec ses potes il parle pas et il montre les dents quand Emma veut être honnête avec les gens qu'ils rencontrent ! Ouaip, ça va pas. D'un autre côté, avec sa soeur et son chéri secret Hors-Services, on peut supposer qu'il se sent complètement dépassé et se rattache à tout ce qui peut lui permettre de ne pas se perdre dans un tourbillon d'auto-apitoiement - "j'ai tout fait pour devenir fort et je ne peux RIEN faire pour eux alors qu'ils ont besoin de moi, gnagnagnagnagnagna", ce genre de chose ^_~. Ca peut peut-être passer en fait... Mais faut quand même que je le rende plus méfiant - plus naturel ! - avec en même temps... Un genre de désespoir dilué - il parle parce que si la conversation s'arrête il va se remettre à penser, à s'inquiéter et pour une fois, Mr L'Observateur ne veut PAS penser, réfléchir - se prendre la tête.

Ca passe... ou ça passe pas... Faut voir ! Ca m'encourage à essayer en tout cas, d'avoir posé le problème comme ça ^_^

Par rapport à certaines de mes critiques où je grogne contre des bouquins que je trouve *** * ***** - c'est mon avis ^^; - on pourrait dire que je suis mal placée pour... Ce qui est vrai en soi. Aucun de mes textes n'a jamais été sélectionné par quelque éditeur que ce soit, ou n'a gagné de concours (...deux fois mais j'avais 14 ans et c'était des collabos donc ça compte pas). Donc oui, je critique et grogne alors que mes propres travaux sont de toute évidence bien inférieurs à ces textes-là.
Pour autant, ne pas être publiée ne m'enlève pas le droit d'aimer lire - et de ne pas aimer quand j'ai l'impression d'être prise pour une abrutie par un auteur qui à mes yeux n'a fait pas son travail jusqu'au bout. Ou un éditeur qui aurait pu passer un peu plus de temps à corriger les défauts d'une "oeuvre" qu'il choisit de publier.

Mais encore une fois je suppose que tout ceci est subjectif.
lune
Je me rends compte que j'aime bien m'échauffer en blogguant un peu, et après me lancer dans l'écriture... On va voir si ce sera productif aujourd'hui ! J'aurais peut-être dû me préparer un thé...? ;)

Je me suis faite avoir comme un bleu par un bouquin hier. C'était le second tome d'une trilogie dont les couvertures m'ont totalement séduites. Le premier était sympa, voire vraiment bien avec parfois quelques baisses de rythme... Jusqu'à la fin où tout s'accélérait et je me suis maudites sur X générations de ne pas être capable de lire PLUS VITE, juste UN PEU PLUS VITE.
Saisissant enfin la suite, je m'attendais à une bonne petite lecture simple mais agréable...
Et bah nan. Dès le début j'ai été emportée, et quand mon radar à Slash s'est mis en route sans que je ne m'y attende alors là ! Paf. Foutue. 400 pages plus tard, 5h du mat', Lumière se couche sur mon bras... "Miaou, tu veux pas éteindre et arrêter de remuer ? Y en a qui veulent dormir ici." J'ai cédé. J'ai fini le livre aujourd'hui ;) Ah oui, le titre : The Novice, de Trudi Canavan. J'adore son prénom. Truuuudiiiii... Ahem. Je comptais joyeusement acheter la suite et fin sur Amazon mais ils n'ont que l'édition américiane... *moue* Je ne dis pas que leurs couvertures sont moches, juste que j'aime VRAIMENT BIEN celles de l'édition UK et que j'ai pas envie de changer en route. Hum. Couvertures visibles sur le site de l'éditeur UK... Miam ! Faut que je pense à l'acheter quand j'irais en Irlande en juillet. A la place et en attendant j'ai commandé sur Amazon deux bouquins dont [info]shakeskp a fait référence dans son blog... =D Nourrissons la Pile !

L'autre jour en traînant sur des forums de critiques - les gens postent leurs textes et critiquent librement - je suis tombée sur un commentaire qui m'a fait m'arrêter et gronder, venant d'un auteur qui répondait à quelqu'un lui disant qu'il pouvait s'il le voulait critiquer les autres textes : "Je préfère écrire que lire". Une des premières règles que j'ai apprises sur les forums/ML/sites/whatever de critiques, c'est que le minimum est de rendre la monnaie de sa pièce. Sur le site en question, quand on poste un texte on est censé dire combien de critiques qu'on est prêt à donner en échange ! Je crois que c'est inné, TOUT LE MONDE aime/veut/a besoin de recevoir des critiques... C'est prendre le temps de lire, réfléchir et en formuler qui est long et difficile ("est-ce que je vais le vexer", "est-ce qu'il va m'écouter", "est-ce qu'il va le prendre personnellement", "est-ce vraiment un problème ou est-ce que c'est juste parce que *moi* j'aurais fais les choses différemment", et ainsi de suite). Même moi j'aime recevoir des critiques, même si par rapport à certains de mes billets on pourrait croire que non ;) Je n'ose plus écrire d'histoires courtes, c'est différent ^^;
Mais franchement, le mec injuste qui arrive et dit qu'il préfère écrire que lire et donc veut recevoir sans donner... Il écrivait sur un forum d'auteurs quand même ! Il peut se douter qu'il n'est pas le seul à écrire. Je comprends tout à fait qu'il y a des gens qui sont heureux de lire et critiquer, sans avoir l'envie d'écrire. Mais ça me paraît tellement NORMAL, de prendre le temps et la peine de critiquer les textes des autres, quand eux-même font la même chose alors qu'ils pourraient se contenter d'écrire, écrire, écrire, jeter leurs textes à la critique, prendre en compte les critiques, écrire écrire écrire sans jamais s'arrêter sur les travaux des autres. Et on apprend aussi beaucoup en critiquant, je pense. Je sais que ça m'arrive de voir des choses qui ne fonctionnent pas, sans comprendre pourquoi et m'arrêter pour y réfléchir ça m'offre un aperçu sur un aspect de l'Ecriture sur lequel je ne me serais peut-être pas penchée avant longtemps, à supposer que je le rencontre un jour.

Evidemment, après, il faut réussir à appliquer ce qu'on découvre à son propre travail et ça, c'est déjà plus difficile ;)

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